Le vol d’Albert, le chien star de l’influenceur français Cyril Schreiner, suivi par 8 millions d’abonnés, a bouleversé les réseaux sociaux ce week-end. Au-delà de l’émotion, ce fait divers révèle une réalité plus large : faire de son animal une star peut aussi l’exposer à des risques très concrets.
Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. En larmes, la voix tremblante, Cyril Schreiner s’adresse à sa communauté (8,5 millions d'abonnés sur Tiktok) : son chien Albert a été volé, dans la nuit de jeudi 29 janvier à dimanche 30 janvier. Dans la foulée, l’influenceur publie des captures d’écran des caméras de surveillance de son domicile. On y distingue deux silhouettes cagoulées rôder près de son portail, peu avant 23 heures. L’un des individus repart avec le carlin dans les bras.
Pour le créateur de contenu, aucun doute : Albert n’a pas été volé par hasard. Son autre chien, pourtant plus proche des intrus au moment des faits, n’a pas été emmené. Le rapt semble ciblé. Très vite, des messages de soutien affluent, y compris à l’étranger. Dans les jours qui suivent, de fausses annonces de vente du chien apparaissent en ligne. Selon les premiers éléments de l’enquête, les ravisseurs pourraient être des abonnés.
Albert, un chien devenu personnage public
Albert n’est pas un animal comme les autres. Ce carlin à la bouille écrasée et au tempérament gourmand est mis en scène quotidiennement sur les réseaux sociaux de son maître. Sa spécialité : voler la nourriture directement dans l’assiette de Cyril Schreiner. Un gimmick devenu viral, au point de transformer le chien en véritable personnage, reconnaissable, suivi, attendu.
Comme beaucoup d’animaux d’influence, Albert ne se contente pas d’apparaître à l’image : il structure le récit, fidélise l’audience et participe pleinement à la notoriété de son propriétaire. Il est devenu, au fil du temps, un élément central de son succès.
Les animaux, nouveaux piliers de l’économie de l’influence
Ce phénomène n’a rien d’anodin. Plusieurs études récentes le montrent : les animaux sont perçus comme plus sincères et plus fiables que les influenceurs humains. Ils ne trichent pas, ne mentent pas, ne sont pas soupçonnés d’arrière-pensées commerciales. Résultat : ils inspirent davantage de confiance et créent un attachement émotionnel très fort. Dans un univers saturé de discours publicitaires, cette authenticité perçue a une valeur considérable. Les animaux deviennent ainsi de puissants vecteurs d’attention et de crédibilité. Mais cette valeur, comme toute valeur visible, attire aussi les convoitises.
Le vol d’Albert marque un basculement. La notoriété ne reste plus virtuelle. Elle s’incarne, et elle expose. À force de documenter l’intime ( les habitudes, le domicile, les proches, les animaux ) certains créateurs rendent leur quotidien lisible, prévisible… et vulnérable. Ce scénario n’est pas inédit. En 2021, les chiens de Lady Gaga avaient été volés lors d’une attaque à main armée contre leur promeneur à Los Angeles. Là encore, les animaux avaient été ciblés précisément en raison de leur notoriété et de leur valeur.
Le cas Albert pose une question dérangeante : quand un animal devient un levier de notoriété et de revenus, qui pense réellement à sa protection ? Les créateurs sont encadrés, les placements de produits réglementés, mais les animaux-stars restent un angle mort du système. Faire de son animal une figure publique n’est pas illégal. Mais ce fait divers rappelle une réalité simple : à force de transformer l’affection en contenu, on peut aussi transformer ce que l’on aime en cible.
Sources: FranceInfo
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